Ma démarche

Cette page explique comment je travaille, parce qu’un blog tenu par quelqu’un qui n’exerce pas dans le domaine doit dire d’où viennent ses informations. Je préfère que ce soit écrit noir sur blanc plutôt que supposé.

Je ne suis pas spécialiste, et c’est écrit partout

Je n’ai suivi aucune formation dans la santé, la petite enfance ou l’accompagnement du grand âge. Ce que je sais vient de lectures, de documents publiés par des organismes identifiables, et de ce que j’ai traversé moi-même comme mère et comme fille. Chaque article le rappelle, parce qu’une information lue sur un blog et une information donnée par quelqu’un qui connaît votre dossier n’ont pas le même statut.

Cela a une conséquence pratique : je ne réponds jamais à une question personnelle par un conseil. Quand on m’écrit pour me demander si tel symptôme est normal, je renvoie vers une ressource adaptée. Ce n’est pas de la prudence excessive, c’est la seule réponse honnête que je puisse donner.

D’où viennent les informations

Je m’appuie en priorité sur des sources suisses, parce que c’est le contexte dans lequel vivent la plupart des personnes qui me lisent. L’Office fédéral de la santé publique publie des brochures et des recommandations accessibles. Pro Senectute documente le vieillissement et le maintien à domicile. Promotion Santé Suisse et les ligues cantonales couvrent la prévention. Pour la grossesse, je lis aussi les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé et les publications des associations romandes de sages-femmes.

Quand une source française est la seule disponible sur un sujet, je la cite et je signale qu’elle décrit un système différent. Les montants, les délais et les noms d’institutions ne se transposent pas d’un pays à l’autre, et une famille qui applique une procédure française en Suisse perd du temps.

Ce que je vérifie avant de publier

  • L’origine de chaque chiffre. Un nombre sans source nommée ne reste pas dans le texte. Si je ne retrouve pas la publication d’origine, je retire le passage.
  • La date. Les barèmes et les démarches changent. Je note l’année de la source quand elle compte.
  • La frontière entre vécu et lecture. Mes phrases à la première personne racontent ce que j’ai vécu. Les paragraphes informatifs citent une source. Les deux ne se mélangent pas dans la même phrase.
  • Le ton. Je relis en me demandant si quelqu’un d’inquiet qui lit ce texte à deux heures du matin se sentira plus calme ou plus angoissé. Si c’est la seconde réponse, je réécris.

Les sujets que je traite avec retenue

Certaines situations ne se racontent pas comme un article de blog ordinaire. Les grossesses pathologiques, le deuil périnatal et les situations de handicap lourd sont abordés avec des précautions explicites, quand je les aborde, et toujours en renvoyant vers des associations spécialisées qui accompagnent les familles concernées. Je ne cherche pas à être complète sur ces sujets. Je cherche à ne pas ajouter de la peine à la peine.

Les limites que je connais

Je lis en français. Une partie de la littérature utile est en anglais ou en allemand, et je passe donc à côté de travaux que je ne saurais pas évaluer correctement. Je préfère l’écrire plutôt que de donner l’impression d’une couverture complète.

Je n’ai pas non plus de recul statistique. Quand je cite un chiffre, je le reprends d’une publication et je donne son origine ; je ne sais pas juger de la solidité d’une méthode d’enquête et je ne prétends pas le contraire. Pour les mêmes raisons, j’évite les comparaisons entre études, qui demandent une compétence que je n’ai pas.

Enfin, mon vécu est celui d’une femme de quarante-trois ans installée à Lausanne, avec deux grossesses sans complication majeure et des parents accompagnés dans des conditions plutôt favorables. C’est un point de vue parmi d’autres, et beaucoup de situations que mes lectrices traversent ne ressemblent pas à la mienne. Les témoignages reçus par le formulaire me servent précisément à élargir ce que je crois savoir.

Corrections et mises à jour

Un article peut vieillir mal. Quand une démarche change ou qu’une erreur m’est signalée, je modifie le texte et je garde la date de publication d’origine, pour que personne ne croie lire un article neuf. Les signalements arrivent par le formulaire de contact et je les lis tous.

Ce que ce blog n’est pas

Ce n’est pas un site d’information médicale, ni un annuaire de professionnels, ni un service d’orientation. C’est le carnet de quelqu’un qui a cherché longtemps et qui range ses recherches pour les personnes qui cherchent la même chose. Si vous êtes arrivé ici en pleine nuit avec une question précise, j’espère que vous y verrez un peu plus clair, même partiellement, et que vous irez poser la question à quelqu’un dès que possible.

Les informations publiées sur ce site sont générales. Elles ne constituent pas un avis adapté à une situation particulière et ne remplacent pas un échange avec une personne compétente.

Pour comprendre d’où vient ce blog, la page Mon aventure raconte le reste.